Chutes de hauteur, coupures, écrasements, électrisation, manutention, utilisation de machines et d’outillage… les professionnels du bâtiment sont quotidiennement exposés à de nombreux risques.
Le BTP fait partie des secteurs d’activité les plus accidentogènes en France. L’Assurance Maladie cite notamment le BTP et la métallurgie parmi les secteurs les plus accidentogènes.
Dans une petite entreprise artisanale comme sur un chantier plus important, lorsqu’un accident survient, les premières minutes peuvent être déterminantes.
Former ses salariés au Sauveteur Secouriste du Travail (SST) permet d’avoir au sein de l’entreprise des personnes capables de réagir rapidement, efficacement et avec les bons gestes.
Le BTP, un secteur particulièrement exposé aux accidents du travail
Même si le nombre global d’accidents du travail tend à diminuer, ils restent nombreux. En 2024, l’Assurance Maladie relevait un indice de fréquence de 26,4 accidents du travail pour 1 000 salariés, tous secteurs confondus.
Les métiers du bâtiment cumulent quant à eux de nombreux facteurs de risques : travail en hauteur, déplacements sur les chantiers, manutentions manuelles, utilisation de machines et d’outils, coactivité entre plusieurs corps de métiers ou encore risques électriques.
Derrière ces accidents, il y a bien entendu un coût humain, parfois dramatique, mais également un coût économique considérable pour les entreprises et pour la collectivité.
Les accidents du travail coûtent plusieurs milliards d’euros chaque année
Les conséquences financières des accidents du travail et des maladies professionnelles sont loin d’être négligeables.
Pour la seule année 2024, l’Assurance Maladie a versé 4,9 milliards d’euros d’indemnités journalières au titre des arrêts de travail liés aux accidents du travail et maladies professionnelles. Ces indemnités journalières constituent désormais le premier poste de dépenses de la branche AT/MP.
Et pour l’entreprise artisanale, les conséquences d’un accident peuvent aller bien au-delà : désorganisation du chantier, absence d’un salarié, remplacement, retard de livraison, perte de productivité ou encore impact sur les cotisations AT/MP.
La prévention n’est donc pas seulement une obligation : c’est un véritable enjeu humain et économique pour l’entreprise.
La formation SST : apprendre à réagir face à une urgence
Le Sauveteur Secouriste du Travail est un salarié formé pour intervenir lorsqu’un accident ou un malaise survient dans l’entreprise ou sur un chantier.
La formation SST lui permet notamment d’apprendre à :
- protéger la victime et les autres personnes présentes ;
- examiner une victime ;
- alerter ou faire alerter les secours ;
- réaliser les gestes de premiers secours adaptés ;
- intervenir face à un saignement important, un étouffement, une perte de connaissance ou un arrêt cardiaque ;
- participer à la prévention des risques professionnels dans son entreprise.
Le SST n’est donc pas uniquement un « secouriste ». Il devient également un véritable acteur de la prévention au sein de l’entreprise.
Combien de temps dure la formation SST ?
La formation initiale SST dure 14 heures en présentiel, généralement réparties sur deux journées.
Aucun prérequis n’est nécessaire.
À l’issue de la formation et sous réserve de réussite aux évaluations, le participant obtient un certificat de Sauveteur Secouriste du Travail valable 24 mois sur l’ensemble du territoire national.
Et après 2 ans ? Pensez au recyclage SST – MAC SST
Être formé une fois ne suffit pas. Les gestes doivent rester des réflexes.
Pour conserver la validité de son certificat, le Sauveteur Secouriste du Travail doit suivre une formation de Maintien et Actualisation des Compétences (MAC SST).
Ce « recyclage SST » doit être réalisé tous les 24 mois et dure 7 heures en présentiel. Il permet de revoir les gestes essentiels, d’actualiser les connaissances et de vérifier que le salarié est toujours capable d’intervenir efficacement face à une situation d’urgence.
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Le SST est-il obligatoire dans le bâtiment ?
Le Code du travail prévoit notamment la présence d’un membre du personnel formé au secourisme dans chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux, ainsi que sur chaque chantier employant au moins 20 travailleurs pendant plus de 15 jours lorsque des travaux dangereux y sont réalisés.
Au-delà de ces obligations réglementaires, disposer d’un ou plusieurs salariés SST est particulièrement pertinent dans les entreprises artisanales du bâtiment.
Sur un chantier, les secours peuvent mettre plusieurs minutes à arriver. Pendant ce temps, avoir à proximité une personne qui sait protéger, alerter et secourir peut faire toute la différence.
Artisans du bâtiment : faites de la sécurité un réflexe
Former un salarié au SST, c’est investir 14 heures pour acquérir des gestes qui peuvent sauver une vie.
Maintenir ses compétences, c’est ensuite une journée de formation tous les deux ans.
Face aux risques auxquels sont exposés quotidiennement les professionnels du BTP, la formation SST et son recyclage constituent donc des éléments essentiels de la politique de prévention de l’entreprise.
CREFAB accompagne les entreprises artisanales du BTP
Le CREFAB propose des sessions de :
🩹 Formation initiale Sauveteur Secouriste du Travail – SST
Durée : 2 jours – 14 heures
🔄 Maintien et Actualisation des Compétences – MAC SST
Durée : 1 jour – 7 heures
À renouveler tous les 24 mois.
Vous êtes artisan, chef d’entreprise ou salarié du bâtiment ? Contactez le CREFAB pour connaître nos prochaines dates de formation SST et MAC SST ainsi que les possibilités de prise en charge de votre formation.
Parce que sur un chantier, savoir réagir peut sauver une vie.
